Camaïeu : sept offres de reprise ont été présentées
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Mercredi 1er juillet, une première audience s’est tenue au tribunal de commerce de Lille concernant la reprise de Camaïeu. Sept offres ont été présentées. Un espoir pour l’enseigne de prêt-à-porter.

En redressement judiciaire depuis le 26 mai, l’enseigne Camaïeu est dans l’attente d’une nouvel acquéreur. Mercredi 1er juillet, une audience s’est tenue au tribunal de commerce de Lille, durant laquelle sept offres ont été présentées. Contactée, la tête de réseau n’a pas voulu confirmer l’information et nous a juste indiqué qu’“une audience a effectivement eu lieu ce matin”, sans donner plus de détails.

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Les anciens actionnaires sur le pont

Le délégué syndical de la CGT, Thierry Siwik, nous a quant à lui confirmé que sept offres ont effectivement été déposées et présentées. “Il y a 5 propositions de reprise partielle et 2 de reprise globale, confie-t-il. Nous nous concentrons évidemment sur ces dernières.” La première offre de reprise globale est portée par les anciens actionnaires (CVC, Farallon et GoldenTree) et prévoit de conserver 367 magasins sur 634. “Ils proposent de reprendre un peu plus de 1 900 salariés sur les 3 200 que compte Camaïeu aujourd’hui. Depuis l’annonce du redressement judiciaire, il y a eu une baisse des effectifs car nous avons eu beaucoup de démissions”, explique Thierry Siwik. Dans ce premier projet de reprise, seuls 57 personnes travaillant dans les entrepôts (sur 154) seraient reprises. “Mais l’activité logistique ne serait même pas conservée par Camaïeu puisque l’objectif des actionnaires est de transférer les salariés à notre prestataire logisticien Log’s”, avance Thierry Siwik.

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Licenciements et fermetures en vue

L’autre offre intéressante selon les syndicats émane de la Foncière immobilière bordelaise (FIB), fonds d’investissement spécialisé dans l’immobilier commercial qui avait notamment acquis 22 franchises Galerie Lafayette de province en 2018. Cette proposition est plus avantageuse d’après Thierry Siwik puisque “la FIB prévoit de reprendre 87 % des effectifs, soit quasiment 2 700 salariés, dont 134 personnes travaillant dans les entrepôts. 500 magasins sur les 630 seraient également conservés.” Parmi les autres acquéreurs potentiels, les offres sont moins importantes, puisqu’elles ne proposent de reprendre qu’une petite part des magasins, comme celle émanant du Groupe Casino. Ce dernier s’est positionné pour reprendre une quarantaine de magasins. “Évidemment nous nous focalisons sur les offres globales. Celle de la FIB reste pour nous la plus intéressante. Notre objectif est de limiter la casse sociale même si nous savons qu’il y aura des licenciements et des fermetures de magasins”, déplore Thierry Siwik.

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Améliorer les offres

Le délégué syndical précise que d’ici la prochaine audience, qui est prévue le 24 juillet, l’ensemble des syndicats travailleront pour améliorer les offres afin de limiter le nombre de départs. “Les salariés sont plutôt rassurés de voir qu’il y a des repreneurs, insiste Thierry Siwik. De ce que nous entendons, l’ensemble des effectifs penchent d’ailleurs plus du côté de l’offre de la FIB. Nous nous attendions à une offre des anciens dirigeants. C’était une stratégie de leur part pour effacer la dette et déployer un gros plan social derrière. De notre côté, nous privilégions le maintien de l’emploi avant tout et nous travaillerons au maximum pour améliorer les conditions de reprise.”

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