L’ameublement limite la casse sur 2020
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Le segment meuble de jardin aura été le seul a bien performer sur l’année écoulée (+ 4,2 %). Et sans surprise, les ventes sur Internet auront bondi de 53 % en 2020 avec des pics à + 100 % pendant les deux confinements.

Les chiffres viennent de tomber. Et au regard de ces derniers, force est de constater que le marché aura plutôt bien encaissé la crise sanitaire. Si la filière de l’ameublement voit ses ventes reculer de 4,8 % sur 2020, soit un déficit de 650 millions d’euros, elle rappelle que sur les quatre premiers mois de l’année écoulée, le recul d’activité avoisinait les 30 %. Le déficit engendré par le premier confinement de la mi-mars à la mi-mai a pu être rattrapé par les acteurs du marché. A noter que le meuble de jardin est le seul segment à afficher une croissance (+4,2 %) sur 2020. Ce qui lui permet de dépasser la barre des 550 millions d’euros de mobilier vendus.

“Contrairement à d’autres produits, pas de souci de stocks en ce qui concerne le meuble de jardin, ces derniers ayant été constitués juste avant le confinement”, expliquent la FNAEM, l’Ameublement français et l’IPEA.

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Sur l’ensemble des autres segments, les chiffres dévoilent un marché en résilience. Pas de chute brutale. La vente de cuisine recule de 2,9 % en 2020. Les meubles de salle de bains ont fait face à un repli de 3,7 % sur l’année écoulée. Canapés, fauteuils et banquettes voient leurs ventes reculer de 5,3 % en 2020. Quant à la literie, son activité recule de 8 %.  Le confinement a remis l’habitat au centre des préoccupations des Français”, remarque la filière qui constate un “engouement massif des consommateurs pour l’équipement de la maison dès la réouverture des points de vente en mai avec des fréquentations soutenues et un fort effet de rattrapage.”

Sans surprise, confinement de trois mois oblige, les ventes sur Internet ont littéralement explosé. Les ventes en ligne de mobilier et décoration des enseignes magasins confirment aussi leur progression : + 53 % sur l’année avec des pics à + 100 % pendant les deux confinements (accélération des livraisons à domicile, du click and collect et du drive)”, précise la filière avant de poursuivre : “ce sont les ventes sur !internet qui enregistrent les meilleures progressions, dont les pures player qui enregistrent à eux-seuls une croissance de 6,5 %.” Concernant les différents autres circuits de distribution, force est de reconnaître que les grandes surfaces de bricolage ont enregistré une croissance de 3 % sur l’activité en 2020. Les enseignes spécialistes ont vu, elles, leur activité reculer de 2 %.

“Sans la nouvelle fermeture des points de vente au mois de novembre, les spécialistes cuisine, salon ou literie auraient pu espérer terminer l’année étals, voire en légère croissance pour certains d’entre eux”, note la filière.

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Pour ce qui est des enseignes de l’ameublement milieu/haut de gamme (type Mobilier de France, Monsieur meuble, Ligne Roset, Roche-Bobois, etc), le circuit recule de 5 % en valeur sur l’exercice. En revanche, les enseignes de la grande distribution ameublement (Alinéa, But, Conforama, Ikea, Maisons du monde, etc) paient, elles, le prix fort avec un net repli de 10 %. Pour la filière meuble, cette baisse peut s’expliquer par “la volonté du consommateur de vouloir monter en gamme en ce qui concerne ses achats de mobilier les dirige plutôt vers des enseignes spécialistes ou plus haut de gamme que vers la grande distribution.”

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