Go Sport : “La crise a accéléré notre investissement sur le digital”
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L’enseigne spécialisée dans la distribution d’articles de sport vient de présenter son nouveau concept de magasins avec la rénovation de son point de vente de République, situé à Paris (11e arrondissement). Plus axé sur le conseil, ce nouveau modèle entend répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. Explications de Philippe Favre, président du groupe Go Sport.

Vous venez de présenter un nouveau modèle de magasins avec la rénovation du point de vente de République, à Paris. Pouvez-vous nous expliquer sur quoi repose ce nouveau concept ?

En fait, ce concept n’est pas réellement nouveau puisque nous avons commencé à réfléchir à ce modèle avec l’ouverture d’un magasin Go Sport à Levallois fin 2018 puis avec celui de Parly 2 en 2019. Celui-ci est finalement l’aboutissement de l’évolution de notre concept. C’est la concrétisation de notre positionnement stratégique qui repose sur quatre piliers : le sport, les marques internationales, un positionnement urbain et l’omnicanal.

Comment cela se concrétise-t-il dans le point de vente ?

Cela se concrétise par des espaces dédiés à chaque sport. Quand vous rentrez dans le magasin, vous trouverez les sports dits urbains, le training et le running. Puis seront déclinés les sports collectifs et autres pratiques. Notre volonté est également de proposer beaucoup plus de marques internationales comme Nike, Adidas ou encore Asics et Puma et moins de marques distributeurs. Nous avons aussi mis l’accent sur l’omnicanalité avec le click and collect et bientôt le click and collect express, qui donnera la possibilité aux clients d’acheter un produit en ligne et de venir le retirer dans les deux heures puisqu’il sera directement pris du stock du magasin et non plus expédié de notre entrepôt pour être livré en boutique sous 48 heures. Enfin, la dernière dimension de ce nouveau modèle reste notre volonté d’apporter encore plus d’expérience et de conseil. Pour cela, nous avons fait un vrai effort sur la formation de nos équipes. Certains de nos membres ont bénéficié de formations CQP et sont désormais identifiés différemment en magasin, en tant que ‘coach’ pour renseigner de manière plus poussée les clients.

Vous avez également passé un partenariat avec les clubs de sports CMG pour permettre aux clients de tester leurs produits. Pourquoi était-ce important ?

Avec CMG, nous partageons les mêmes valeurs. Il était important d’apporter un service différenciant aux clients qui pourront tester leurs produits en situation. Il était également essentiel de donner la possibilité de tester les produits au sein même du magasin. Pour cela, nous avons mis en place différents types de sol pour essayer les chaussures de randonnée. Et bientôt, une piste d’athlétisme sera installée dans notre magasin de République pour tester les chaussures de running.

Quelles sont vos ambitions de développement concernant ce nouveau modèle de boutique ?

Nous allons déployé ce concept sur deux magasins parisiens dès 2021, à Montparnasse et à Italie 2. Puis toutes nos nouvelles ouvertures, qu’elles soient en affiliation ou en intégré seront inspirées de ce nouveau concept.

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Avant le confinement, aviez-vous prévu de repenser votre modèle de magasin ?

En effet, c’était prévu avant le confinement. Mais l’ouverture était programmée au mois de septembre et nous avons donc dû la repousser. Clairement, l’omnicanalité était écrite dans notre positionnement mais nous sommes allés plus loin et surtout plus vite. Le confinement et la crise ont accéléré notre investissement sur le digital.

Justement, quel a été l’impact du confinement sur votre activité ? Comment se porte-t-elle aujourd’hui ?

Même si nous avons constaté des rebonds d’activité et que la vente en ligne a bien fonctionné, nous n’avons pas récupéré le chiffre d’affaires perdu pendant les trois mois de fermeture. Toutefois, cette crise a clairement créé une accélération du digital, on a fait un bond dans le temps de trois ans concernant la distribution omnicanale. Autre élément : dans les pratiques sportives, il y a également eu une évolution. Les consommateurs retournent davantage vers des pratiques sportives individuelles, se déroulant d’ailleurs davantage à la maison. Le tout en complément d’une autre pratique, peut être plus orientée en extérieur. Nous pensons que cela sera une tendance sur le long terme.

Quel est le maillage territorial du réseau et quels sont vos objectifs pour 2021 ?

Go Sport c’est 125 magasins, dont 83 en propre et 42 tenus en affiliation. Dès 2021, nous allons d’ailleurs reprendre le développement via l’affiliation. En intégré, cela dépendra des opportunités qui se présenteront, surtout sur des emplacements en centres-villes et dans des grandes agglomérations. Avec nos partenaires affiliés, nous visons avant tout des villes moyennes. On est persuadé qu’il y a de la place pour un vrai spécialiste du sport qui apporte une expertise et du conseil. Nous avions ralenti l’affiliation car nous avions besoin de trouver notre positionnement. Nous pensons l’avoir trouvé, tout est cohérent et nous sommes en mesure de le développer.

Quelles localités visez-vous avec vos affiliés ?

Nous n’avons pas de plan de développement précis avec des villes en tête. Ce qui est important pour nous, c’est avant tout de trouver le bon partenaire. Toutefois, pour s’implanter, il faut une zone de chalandise de 50 000 habitants, être situé en centre-ville ou en zone urbaine dans ces centres commerciaux, car nos emplacements font au minimum 1 000 mètres carrés.

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