Eram : sa transformation digitale passe par la mobilité en magasin

Eram : sa transformation digitale passe par la mobilité en magasin

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À l’occasion du Cegid Connections 2019 organisé du 14 au 17 mai dernier, l’éditeur de logiciel Cegid a réuni plus de 450 acteurs du retail. Le groupe Eram en a profité pour animer un atelier autour de la mobilité de ses vendeurs en magasin, équipés depuis 2016 de tablettes.

Le groupe Eram a choisi d’équiper ses vendeurs de tablettes pour faciliter la vente partout dans le magasin. “Cette mobilité permet de créer un lien fort avec nos clients”, précise Yannick Le Bouquin, responsable du pôle digital – commerce connecté du groupe Eram. Ainsi, une dizaine de magasins ont testé la solution proposée par Cylande (entre temps racheté par Cegid, ndlr) en 2018. 150 seront concernés d’ici la fin de l’année 2019, “sur tous les formats et toutes les marques comme Gémo, Eram…”, assure-t-il. Les vendeurs peuvent donc encaisser n’importe où dans le magasin, visualiser les stocks et commander en ligne un produit indisponible en boutique. Par ailleurs, le groupe précise qu’il a beaucoup travaillé en collaboration avec ses vendeurs, “afin qu’ils aient de l’appétence pour ce projet”.

Espace et volume

Avec le recul, une partie de l’équipe en charge du sujet a donné quelques points de retour lors du Cegid Connections 2019. “La première difficulté a été technique. Assurez-vous d’avoir un environnement informatique hétérogène. Les tablettes sont sur Windows 7 et notre système central sur 10, mettait en garde Dominique Burban, directeur centre de services au sein du groupe Eram. Attention au Wi-Fi qui doit être efficace sur la totalité de la superficie du magasin. C’est indispensable car si cela ne fonctionne pas, les vendeurs ne l’utiliseront pas. Par ailleurs, il évoquait également la taille des tablettes, “un ensemble assez volumineux pour les vendeurs”. Côté avantages, même si un retour en caisse est obligatoire pour imprimer le ticket, les magasins concernés ont apprécié le gain de place autour de la caisse, les retraits des colis issus du Web pouvant se faire n’importe où. “Les directeurs commerciaux nous ont remonté cette information. C’est une bonne surprise car cela fait gagner des mètres carrés et permet d’exposer plus de produits”, précise Yannick Le Bouquin. Le premier usage de ces tablettes étaient de faciliter la commande client en magasin, le groupe s’est rendu compte que leur usage était adapté au nouveau modèle marketing développé par les 11 enseignes du groupe comme l’Atelier Bocage par exemple (système de location de chaussures). Point positif pour les vendeurs, la simplicité d’utilisation qui leur a permis “de ne se pas se focaliser sur d’éventuels problèmes techniques mais bien de se concentrer sur le client.” Les prochaines étapes du groupe ? Analyser la data, simplifier le processus de paiement, travailler sur la partie du stock unifié et enrichir la tablette de nouvelles fonctionnalités comme le ticket de caisse dématérialisé. “Il faut vraiment aller vers un système de paiement sans couture entre Web et magasin”, conclut Dominique Burban.

Julie Falcoz

Journaliste

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