Vers une régulation des prix de l’électricité pour les entreprises ?
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Perifem alerte le gouvernement sur le risque encouru par les distributeurs alimentaires en raison de l’explosion du coût de l’électricité et une hausse estimée de 1,5 milliard d’euros par an. Face à cet impact économique, l’organisation professionnelle appelle à la régulation des prix de l’électricité pour les entreprises.

Alors que lundi 29 août, sur la scène de la Ref 2022 (la rencontre annuelle du Medef), la Première ministre Elisabeth Borne a prévenu que les entreprises pourraient être les premières touchées en cas de rationnement énergétique, Perifem tire la sonnette d’alarme. Le référent des acteurs de la distribution estime, qu’avec l’explosion du coût de l’électricité, une véritable catastrophe économique se profile. “Le coût actuel de l’énergie (1 600 euros/MWh) aboutirait à une augmentation de la facture pour les distributeurs alimentaires d’1,5 milliard d’euros par an”, estime Perifem. Et ce dernier de constater que “l’augmentation des coûts de l’énergie en France est bien plus importante que dans les pays européens voisins, deux fois plus chère qu’en Belgique par exemple.”

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L’organisation, présidée par Thierry Cotillard, ancien président d’Intermarché et de Netto, interpelle le gouvernement et le presse de concrétiser rapidement des mesures d’urgence. Outre des évolutions aux niveaux français et européen, comme la remontée du plafond de l’ARENH ou encore le plafonnement du prix du gaz utilisé pour la production de l’électricité, Perifem demande au Président de la République, à l’occasion du comité de défense consacré à la crise de l’énergie, qui se tiendra vendredi 2 septembre 2022, de lancer une mesure exceptionnelle de crise : “La mise en place d’un tarif réglementé d’urgence accessible aux entreprises, pour la durée de la crise (2023 a minima), à un niveau reflétant le coût moyen de production de l’électricité (moyenne pondérée des coûts de production des moyens non thermiques et des moyens thermiques).”

Un protocole de sobriété énergétique

Et Perifem de rappeler que l’ensemble de la profession a proposé au gouvernement, au début du mois de juillet 2022, “un protocole de sobriété énergétique” qui sera appliqué le 15 octobre 2022. Parmi les objectifs affichés par ce dernier, la nécessaire limitation de la consommation énergétique en temps normal. “Des mesures comme la baisse du chauffage d’un degré, la fermeture des portes extérieures, la limitation de l’éclairage avant l’arrivée du public ou la coupure des enseignes lumineuses à la fermeture du magasin permettront de générer jusqu’à 6 % d’économie d’énergie”, précise Perifem. Autre objectif du protocole : éviter une consommation instantanée trop importante. Cela pourrait alors passer par la mise en place de mesures exceptionnelles comme “baisser la température de tous les points de vente en cas de crise pour une température ambiante jusqu’à 17°C pendant les heures de pics.” Emmanuel Macron devrait donc statuer, vendredi 2 septembre 2022, sur les enjeux prioritaires du gouvernement.

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