Télétravail : le fossé se creuse entre les dirigeants de PME
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Quel regard portent les dirigeants de PME sur le télétravail ? Force est de constater que si les avis concernent en général les salariés, les chefs d’entreprise ont également un point de vue assez tranché sur la question. Les pour et les contre semblent irréconciliables.

Dans sa dernière étude, la CPME revient sur ce mode de travail en révélant que si 82 % des entreprises interrogées ont instauré le télétravail au cours des mois précédents, 53 % d’entre elles l’ont mis en place en raison de la crise du Covid-19. Sans surprise, la majorité des PME ont établi le travail à distance de manière unilatérale (73 %) alors que seulement 17 % ont eu recours à un accord collectif et 10 % via une charte.

“Parmi les entreprises ayant mise en place le télétravail, le rythme actuel est d’au moins deux jours de télétravail par semaine pour 38 % d’entre elles”, remarque la CPME dans son étude.

Une parité se dessine sur le souhait d’étendre le télétravail dans l’entreprise que l’on se place côté salarié ou côté dirigeants. Ainsi, ils sont 39 % sur les deux catégories professionnelles à souhaiter voir le travail à distance se développer dans leur société.

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En revanche, là où le fossé semble se creuser, c’est entre les chefs d’entreprise ayant mis en place du télétravail bien amont de la crise du Covid-19 et les autres. À savoir ceux ayant dû s’adapter par nécessité et ceux même n’ayant pas eu recours au travail à distance pendant le confinement. Si 72 % des dirigeants, ayant mis en place le télétravail très tôt, estiment que c’est un atout pour recruter des compétences nouvelles, ce chiffre tombe à près de 26 % chez ceux n’ayant pas recours du tout au travail à distance. On le voit, les mentalités évoluent très lentement et certains dirigeants demeurent encore assez frileux sur la question. Chez les chefs d’entreprise, la peur de voir se fracturer le lien entre les cols blancs et cols bleus, est bien réelle.

“Ces craintes peuvent expliquer le non-recours au télétravail dans les entreprise”, poursuit l’étude.

Ainsi, sont-ils, seulement 23 %, pour ceux, n’ayant pas eu recours au télétravail, à estimer que ce dernier puisse favoriser l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Alors que les dirigeants, dont ce mode de fonctionnement est passé dans le langage courant (75 %) restent convaincus du bienfait du télétravail. Parmi les adeptes du travail à distance dans l’entreprise, 49 % jugent qu’il permet d’accroitre la productivité des salariés. Contre 14 % des dirigeants ayant une opinion défavorable sur cette pratique. Sans doute, le recours progressif au télétravail, devrait peut être faire bouger les lignes chez les plus rétifs des dirigeants.

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