Les grèves ont sévèrement impacté les commerces parisiens en 2019
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Selon Procos et la CCI Île-de-France, 2019 a été une année “particulièrement difficile” pour les commerces parisiens, en raison des grèves et des mouvements sociaux. Les soldes 2020 se déroulent en outre “très mollement”.

 

Après une mauvaise année 2018 (- 3,3 %), le commerce spécialisé a terminé 2019 “sans grande évolution” (+ 0,1 %), selon la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé (Procos). Ainsi, note-t-elle dans un communiqué, les grèves et mouvements sociaux (Gilets Jaunes, opposants à la réforme des retraites) du mois de décembre ont “fortement handicapé le bilan final de l’année, alors que les mois d’octobre et novembre avaient laissé espérer une nouvelle dynamique”.

2019 a été “particulièrement difficile”, indique Procos, pour les magasins situés en centres commerciaux de centre-ville, exposés aux manifestations et à des difficultés d’accès (car “fortement dépendants des transports publics”). En outre, les soldes 2020 ont débuté dans un “contexte défavorable” et “se déroulent très mollement”, avec – 4,9 % de chiffre d’affaires en magasin, et – 10 % de fréquentation par rapport à celles de 2019. Selon la fédération, la grève a surtout affecté les commerces parisiens, qui ont connu une baisse de 18 % de leur chiffre d’affaires en décembre 2019, contre -4 % sur le plan national. À elles seules, les enseignes présentes dans les gares accusent une chute de 33 %.

Une autre étude, menée par le Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie et des services (Crocis) de la CCI Paris Île-de-France, indique de son côté que 95 % des commerçants parisiens ont été affectés par les grèves, et que 96 % ont constaté une baisse de fréquentation de leurs boutiques de 20 à 60 %.

 

Les commerces de proximité de banlieue favorisés

Toutefois, selon le Crocis, la chute de l’activité des commerces concerne principalement Paris intra-muros : ainsi, les communes situées en banlieue parisienne (Val-de-Marne, Seine-et-Marne, Hauts-de-Seine, notamment) ont maintenu leurs activités commerciales ; paradoxalement en raison des difficultés pour se rendre à Paris, qui ont “forcé” les habitants de la petite et de la grande couronne à se rapprocher des commerces de proximité.

“Concernant les conséquences des grèves, au-delà des risques de fermetures de magasins, il faut se préoccuper de la baisse de résultats des entreprises, qui amputera leurs moyens pour effectuer leur indispensable transformation”, conclut François Feijoo, président de Procos.

 

 

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