l’Autorité de la concurrence examinera en détail le rachat de Conforama par Mobilux
Temps de lecture estimée : 2 minutes

L’opération financière, annoncée depuis plus d’un an, doit désormais être validée par l’autorité administrative qui se penchera sur les risques de monopole concurrentiel ou d’étranglement financier des fournisseurs.

En juin 2020, la Commission européenne annonçait avoir mandaté l’Autorité de la concurrence pour analyser et donner son feu vert à l’opération de rachat de Conforama par Mobilux (But). L’autorité de la concurrence vient de révéler qu’elle venait d’ouvrir une “phase d’examen approfondi” sur cette opération. En jeu, le contrôle de 172 magasins Conforama et Confo. Le groupe Mobilux est contrôlé par une filiale du fonds d’investissement américain Clayton, Dubilier & Rice et Andreas Seifert. L’homme d’affaires autrichien détient des participations dans le groupe de sociétés Poco et dans le groupe XXXLutz, lesquels, comme le rappelle l’Autorité, “sont tous également actifs dans la distribution au détail de produits d’ameublement et de décoration à travers des points de vente, qui sont néanmoins situés hors de France.”

À LIRE AUSSI :Conforama confirme ses 300 millions d’euros de prêt garanti par l’État

L’autorité administrative veut ainsi étudier trois points. Premièrement, il s’agit de savoir si la concurrence sera toujours possible, notamment dans les zones de chalandise concernées. Deuxièmement, elle s’assurera que les fournisseurs de produits d’ameublement ne risquent pas d’être étranglés par ce futur rapprochement. Puis, l’’Autorité se penchera sur le côté indispensable ou pas de ce rachat “pour éviter toute fermeture des magasins Conforama.” Et cette dernière d’ajouter : “elle analysera également s’il y a lieu de considérer que sans l’opération la fermeture de magasins Conforama serait inéluctable et que le consommateur serait lésé de ce fait.”

L’examen de cette opération, on le rappelle, annoncée voilà plus d’un an, s’effectue, comme le rappelle l’Autorité dans un délai de 65 jours. Pour mémoire, en juillet 2020, Bercy avait validé, auprès de Conforama, deux prêts garantis par l’État (300 millions d’euros).

À LIRE AUSSI : Rachat de Conforama : la Commission européenne renvoie l’examen de l’opération à l’Autorité de la concurrence

 

Laisser un commentaire

Fermer le menu