La Pataterie nomme un nouveau PDG
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L’enseigne de restauration La Pataterie vient de nommer un nouveau président directeur général.  Michaël Cottin quitte le réseau pour raisons personnelles après 10 ans passés à la tête de l’enseigne et cède ainsi sa place à Sébastien De Laporte. Interview.

Vous venez d’être nommé à la tête de l’enseigne La Pataterie. Depuis quand votre nomination est-elle effective ? Quel est votre parcours ?

Je suis en poste depuis le 1er février. Pour recontextualiser les choses, Michaël Cottin a voulu quitter l’enseigne pour des raisons personnelles. Les actionnaires lui ont demandé de choisir son successeur. Il voulait quelqu’un qui s’inscrive dans la continuité de ce qui avait été fait jusque-là.  Michaël Cottin m’a choisi après avoir rencontré plusieurs personnes. Mon parcours a convaincu les actionnaires. Car même si je ne suis pas restaurateur, je connais très bien l’univers de la restauration puisque j’ai travaillé chez Alpina Savoie, Euralis-Rougié ou encore Moët Hennessy.

Quelle a été la réaction des franchisés à l’annonce du départ de Michaël Cottin et à votre arrivée ?

Il y a évidemment eu une première phase de stupeur. Personne n’était au courant que Michaël Cottin voulait partir. Donc quand l’annonce fut officielle, il a rassuré l’ensemble des franchisés. De mon côté, j’ai commencé un tour de France avec pour mission de rencontrer tous les membres du réseau et leur indiquer que nous continuerons sur la même lancée amorcée par Michaël Cottin.

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Comment se porte le réseau, alors que l’activité est à l’arrêt ?

Le réseau est relativement sain. Nous n’avons pas d’alerte sur d’éventuels franchisés qui seraient sur le point de déposer le bilan ou d’entrer en liquidation judiciaire avant même d’avoir rouvert. C’est donc très positif pour nous. Avec toutes les aides financières, pour le moment il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Aussi, en tant qu’enseigne, on est solide. On fait le dos rond face à cette situation. Mais on en ras le bol. Nous avons juste envie de rouvrir.

Comment percevez-vous les prochaines semaines ? Et comment réagissez-vous à un éventuel confinement, notamment le week-end ?

Je ne pense pas que nous rouvrirons en mars, et je ne sais absolument pas si une reprise sera possible en avril. Mais nous sommes plutôt optimistes. Toutefois, s’il y a un reconfinement, notamment le week-end, cela risque d’être problématique pour nous. Nous sommes une enseigne plaisir et de convivialité. Nous fonctionnons surtout le soir et le week-end.

Est-ce que le click and collect et la livraison fonctionne bien dans votre réseau ?

Ces services sont déployés et à la libre disposition des franchisés. Mais il est clair qu’un franchisé qui a démarré son activité pendant le confinement, ces services ne fonctionnent pas. Les franchisés qui se sont lancés avant la crise sanitaire, là cela fonctionne mieux. Ces points de vente peuvent réaliser 3 000 euros de CA par semaine. Ce n’est pas ça qui fait vivre mais cela permet de faire tourner le restaurant et de garder un lien avec la clientèle. Mais clairement, le click and collect et la livraison ne sont pas opportuns sur tous nos points de vente. Selon la situation géographique du restaurant, c’est impossible à déployer car Uber Eats ou Deliveroo ne se rendent pas dans certaines zones. Et les franchisés n’ont pas la capacité de livrer eux-mêmes.

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Comment préparez-vous la reprise ?

Nous avons défini notre carte qui sera effective à la réouverture. C’est une carte courte qui sera déployée sur les 10 premiers jours afin que le franchisé puisse reprendre en douceur en se consacrant à ses équipes, ses clients et son matériel. Car il va falloir redémarrer proprement et s’assurer que tout est opérationnel. 60 % des Français déclarent vouloir retourner au restaurant et nos franchisés ont régulièrement des clients qui leur demandent quand ils vont rouvrir. Ce sont des signes encourageants et je suis convaincu que nous aurons un très bel été. Notre boulot sera de bien réussir ce redémarrage et de capitaliser sur la force de l’enseigne.  Nous sommes dans une logique de confiance, nous n’avons pas le choix.

Est-ce que vous avez des ambitions de développement pour 2021 ?

Il n’y aura pas de nouveaux restaurants cette année. Mon objectif est de vraiment être présent à la réouverture et de réussir la reprise.

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