Jouets : avec une baisse d’activité de 1,5 %, le secteur limite la casse
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Malgré les confinements et la crise sanitaire de la Covid-19, le marché du jouet montre sa résilience et limite la casse. Ainsi, selon le bilan publié par The NPD Group, le secteur a enregistré un recul de 1,5 % de son activité. Explications.

Sans nul doute, le secteur du jouet est l’un de ceux qui aura montré le plus de résilience durant cette année 2020. Malgré la crise de la Covid-19 et les deux confinements qui ont eu lieu au printemps et à l’automne, le marché enregistre une baisse d’activité de 1,5 % . “Le nombre de jouets vendus, en volume, a baissé de 7 %. C’est le prix moyen du jouet, qui lui a augmenté, qui a permis de compenser”, analyse Philippe Gueydon, co-président de la Fédération des commerces spécialistes de jouets et produit de l’enfant (FCJPE) et directeur général de l’enseigne King Jouet. Dans le détail, le dernier trimestre, qui à lui seul pèse 55 % des ventes en temps normal, a enregistré une baisse de 2,2 % du fait de la fermeture des magasins physiques. “Les spécialistes du jouet ont rencontré une baisse de 9 % sur l’année. Ces résultats sont plutôt honorables, dans la mesure où les magasins ont été directement impactés par 12 semaines de fermeture administrative, insiste Philippe Gueydon. Il faut également prendre en compte le périmètre étudié. Car un certain nombre de réseaux affichent, en 2020, moins de magasins qu’en 2019.” Autre enseignement : sans surprise le digital (click and collect, vente en ligne, etc.) a pris de l’ampleur puisqu’il a progressé de 30 % dans l’activité globale du marché. “On pouvait s’y attendre compte tenu du contexte. Le virus et les fermetures administratives ont contraint les acteurs a accélérer sur le futur. Je pense que c’est très bien. En un an on fait ce qu’on aurait déployé en trois ou quatre ans”, explique Philippe Gueydon.

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Des performances rassurantes

Les chiffres sont d’autant plus rassurants si l’on extrait ces 12 semaines de fermeture. En effet, sans les périodes de fermeture administrative, le marché affiche une hausse de 9 % de son activité. “On peut donc voir dans ces performances un élément rassurant. Le modèle des magasins physiques n’est pas mort. Les clients ont marqué leur attachement pour nos magasins”, confie Philippe Gueydon. Parmi les segments de marché et les catégories de produits qui ont particulièrement séduits les consommateurs durant cette année 2020, les jeux de société caracolent en tête, avec une hausse de 10 % des ventes. Les jouets made in France ont eux aussi la cote. “On sent clairement que les parents, et ce n’est pas forcément propre au secteur du jouet, ont la volonté de chercher des produits fabriqués en France. Par ailleurs, tout ce qui est électronique premier âge a vraiment bien fonctionné, tout comme les jeux de construction”, analyse Philippe Gueydon. Si l’année 2021 vient de débuter et s’annonce encore incertaine, le secteur du jouet reste plutôt serein par rapport aux performances. “Le marché a été plutôt résilient et résistant. On voit que le modèle magasin plaît encore et que les clients ont eu plaisir à revenir dans nos points de vente. Ce qui nous semble rassurant. On sait que le premier trimestre 2021 sera encore contraint mais on anticipe un rebond au second trimestre”, assure Philippe Gueydon.

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