Jean Castex annonce de nouvelles mesures à destination des entreprises
Crédit : Nicolas Monier / CDI Médias & Services / L'Officiel de la Franchise
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Face à l’évolution négative de la pandémie, le gouvernement durcit la vis. Le couvre-feu est généralisé à 18 h sur l’ensemble du territoire. D’autres aides gouvernementales viendront étayer celles déjà en place.

Article réalisé par Nicolas Monier et Camille Boulate.

À l’occasion du dernier point presse de ce jeudi 14 janvier, le premier Ministre a indiqué que dès samedi 18h, le couvre-feu sera généralisé sur l’ensemble du territoire métropolitain. Cela pour une durée de quinze jours. Si “la situation est maîtrisée mais fragile”“l’émergence de nouvelles souches plus contagieuses” ainsi que la dégradation de la situation sanitaire ont conduit Jean Castex à généraliser cette mesure en France alors que pour le moment seuls 25 départements étaient concernés. Ce dernier ne s’interdit pas d’ailleurs en cas de dégradation de prendre la décision d’un troisième confinement.

Bien entendu, les commerces devront fermer leurs portes sans l’autorisation de recevoir du public dès samedi à 18h. Le premier Ministre a encouragé les commerces pour lisser l’afflux de population d’ouvrir les points de vente pendant la pause déjeuner et de profiter de la possibilité faite d’ouvrir également le dimanche.

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Face à ce nouveau choc, le premier Ministre a évoqué avec Bruno Le Maire, son ministre de l’Economie de nouvelles mesures. Première mesure qui concerne les restaurateurs directement. Les produits de la vente du click and collect et de la livraison ne seront pas intégrés dans le CA de l’entreprise dès le mois de décembre 2020 et pour une durée indéterminée pour le calcul de l’aide versée au titre du fonds de solidarité. Par ailleurs, les fournisseurs, dont les aides mensuelles étaient plafonnées à 10 000 euros, verront ces dernières passer jusqu’à 20 % de leur CA, avec une limite mensuelle de 200 000 euros par mois. De plus, les grandes entreprises sont désormais concernées par ces aides. Celles qui réalisent un CA de plus d’1 million d’euros par mois verront leurs charges fixes prises en compte par l’État à hauteur de 70 %. En négociation étroite avec la Commission européenne. Le plafond est fixé pour le moment à 3 millions d’euros.

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Bruno Le Maire a également annoncé que toutes les entreprises ayant contracté un PGE et dont les premières échéances sont prévues au printemps, pourront demander un différé d’une année supplémentaire pour le remboursement. Les exonérations sociales seront également maintenues. “L’objectif  est simple : zéro charge sociale pour les entreprises qui sont fermées ou lourdement pénalisées. Il sera également possible de différer l’amortissement comptable des biens sous utilisés en 2020, afin de préserver les fonds propres”, a insisté Bruno Le Maire. Une mesure qui devrait soulager la trésorerie des hôtels et des restaurants a précisé le ministre.

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Comme ce fut le cas jusqu’à maintenant, le chômage partiel sera maintenu pour l’ensemble des entreprises fermées ou impactées par la crise sanitaire. Élisabeth Borne, ministre du Travail, a ainsi précisé que les commerces et entreprises fermées administrativement bénéficieront le la prise en charge totale des sommes versées dans le cadre du chômage partiel. Une prise en charge prévue, pour le moment, jusque fin février. “Cette prise en charge pourra perdurer au-delà si l’entreprise justifie une baisse de 80 % de son chiffre d’affaires”, a insisté la ministre. Conscient de l’impact de ces nouvelles mesures sur le moral des commerçants, Bruno Le Maire a tenu à préciser : “Nous avons une conscience aigue de la lassitude, de la colère et du désespoir parfois de ces professions. Nous ne pouvons pouvons donner de la visibilité sur un calendrier de sortie de crise sanitaire. Mais nous voulons donner de la visibilité sur notre soutien économique.”

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