Initiatives RSE 2/5 – Yves Rocher : “Nous sommes une marque naturelle et authentique, nos supports doivent renvoyer cette image” 
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De plus en plus d’enseignes s’impliquent dans le développement durable et tentent de limiter leur impact sur la planète. Pour cette rentrée, nous avons décidé de mettre en lumière plusieurs initiatives de différents réseaux, évoluant dans différents secteurs d’activité : retail, restauration, hôtellerie… L’objectif : montrer qu’il est possible de mettre en place des choses simples pour répondre aux attentes des clients sur la dimension RSE, sans pour autant que cela soit une contrainte, tant pour la clientèle que pour votre enseigne. Aujourd’hui, nous vous proposons le témoignage de Ludovic Codazzi, retail identity et design manager chez Yves Rocher.

La RSE, Yves Rocher s’y engage depuis plusieurs années. Précurseur, le réseau a supprimé les sacs en plastique en magasins dès 2006. Trois ans plus tard, elle lance ses premiers produits avec un emballage conçus avec 25 % de PET recyclé et, depuis 2010, l’enseigne allège la quantité de plastique dans ses emballages. “Nous faisons beaucoup de choses mais nous ne communiquons pas forcément dessus. Mais désormais, les clients s’intéressent à cette dimension et font attention à l’environnement dans lequel elles achètent leurs produits”, explique Ludovic Codazzi, retail identity et design manager chez Yves Rocher. Un constat qui conduit la marque à intensifier sa politique RSE, et notamment dans ses points de vente. Outre les flacons des produits qui sont désormais 100 % conçus en plastique recyclé et recyclable, Yves Rocher mise sur l’éco-design pour rendre ses boutiques plus propres et écoresponsables. “C’est une contrainte que nous avons désormais pour tous nos projets, explique Ludovic Codazzi. On s’interroge de manière globale, comme par exemple sur le mobilier qui met en valeur le produit et sur leur potentielle réutilisation.”

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Garder une cohérence

Une démarche que l’enseigne a matérialisé dans la mise en avant de ses shampoings solides commercialisés au printemps dernier. “Ces produits ont été conçus avec un emballage papier réduit au maximum. Il fallait que l’on soit cohérent dans leur mise en avant”, explique Ludovic Codazzi. Yves Rocher opte alors pour un présentoir en carton recyclé, léger et sans colle. “Nous sommes une marque naturelle et authentique, nos supports doivent renvoyer cette image. Nous voulions aussi un produit facile à mettre en place mais aussi assez solide et pouvant être recyclé”, insiste Ludovic Codazzi. Conscient que le déploiement de nouveaux matériaux peut avoir ses limites une fois en magasin, Ludovic Codazzi précise qu’une phase de test est obligatoire dans ce type d’initiatives “On a beau être convaincu, en situation, dans le point de vente, les choses peuvent être différentes. On ne savait pas comment le présentoir allait être accueilli par les clients et comment il allait se comporter sur la durée. Finalement, cela s’est avéré concluant. Les équipes sont investies et croient en ce type de projets. Mais des ajustements sont forcément nécessaires.”

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Sujet fédérateur

Toujours dans son optique de s’orienter vers un magasin plus écologique et responsable, Yves Rocher teste aussi depuis quelques mois le recyclage des platines de maquillage présentes en points de vente. “Ce sont des présentoirs moulés aux produits mis en avant. Le problème restait qu’ils partaient à la poubelle dès que nous changions de référence. Nous avons donc décidé de lancer un test de collecte de ces platines usagées et de les recycler pour concevoir les nouvelles”, détaille Ludovic Codazzi. Une fois récupérées, les platines sont triées et envoyées au recyclage. Pour l’enseigne, la difficulté aurait pu être de mettre en place un système de collecte efficace mais aussi de trouver les bons partenaires prêts à s’engager dans un tel engagement. Mais ces freins potentiels ont été rapidement balayés. “Pour la collecte, ce n’était pas forcément un problème. Car nous récupérons les platines usagées quand les nouvelles sont livrées. Trouver un partenaire n’a également pas été difficile car nous sommes sur des sujets et des matières que nous connaissons. Le défi sera de s’adapter quand de nouveaux matériaux apparaîtront”, confie Ludovic Codazzi. Les résultats de cette première phase de test sont concluants. 1,6 tonne de matière première a été recyclée, soit 30 % de la production des prochaines platines. L’enseigne compte étendre cette initiative à l’ensemble de ses magasins et aux pays limitrophes dans lesquels la collecte est possible. “La première étape était de valider la faisabilité. C’est désormais chose faite et cela nous permet aujourd’hui de maîtriser les coûts qui sont à la hausse. Si tout est bien pensé, cela est rentable. Et pour les équipes, c’est un sujet tellement fédérateur. Elles attendent avec impatience de recevoir les nouvelles platines faites à partir de matières recyclées et de pouvoir les mettre en avant auprès des clients”, assure Ludovic Codazzi.

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