Gémo se lance sur le marché de la seconde main
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L’enseigne de prêt-à-porter et de chaussures teste les corners dédiés aux vêtements d’occasion. Un nouveau moyen pour Gémo de se diversifier. Explications.

L’engouement pour le marché de l’occasion continue de se confirmer auprès des consommateurs mais aussi auprès des enseignes. En 2019, 1 Français sur 3 déclare avoir acheté des produits de seconde main en 2019, soit 2 fois plus que l’année précédente, selon Kantar. Face à cette tendance qui s’affirme, les enseignes misent sur ce segment de marché. Après l’arrivée d’espaces dédiés aux produits technologiques d’occasion chez Carrefour ou encore Casino, les enseignes de prêt-à-porter se lancent à leur tour. Kiabi et Gémo testent ainsi des corners dédiés aux vêtements d’occasion. “Nous sommes une marque engagée dans une démarche d’amélioration et de développement durable. Le sujet de la circularité et de la fin de vie des produits est stratégique pour nous”, insiste Renaud Montin, responsable marketing et digital de Gémo. Dans cette optique, l’enseigne a conclu un partenariat avec Patatam, comme Auchan il y a quelques mois. Sur le même principe, les clients peuvent acheter des produits triés et labellisés Patatam et pourront bientôt apporter des vêtements dont ils ne veulent plus en magasin via un sac de collecte dédié.

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3 magasins en test

Pour le moment, Gémo avance prudemment. Même si le réseau est convaincu de la tendance de fond qu’est le marché de la seconde main, il se laisse le temps d’analyser les performances des trois magasins en test. “Ce sont trois points de vente implantés sur des territoires différents (Hauts-de-France, Pays de la Loire et Île-de-France) afin de pouvoir analyser les différences régionales”, insiste Renaud Montin. Dans ces magasins, des corners d’une vingtaine de mètres carrés ont été aménagés et proposent des vêtements d’occasion sur les gammes Femme et Enfant. “L’objectif est de répondre à la demande et de renforcer l’attractivité de nos magasins. La particularité de cette offre est que nous ne vendons pas que du Gémo. 50 % des références sont dédiées à d’autres marque. De fait, les magasins n’auront pas les mêmes assortiments de produits, ce qui crée une particularité et peut amener les clients à se déplacer régulièrement dans nos magasins”, précise le directeur marketing et digital.

Bonnes performances

Si les corners sont opérationnels depuis une dizaine de jours, l’enseigne assure que les performances constatées sont bonnes, notamment en matière de volume. “Cela peut représenter entre 5 à 10 % des ventes total du segment concerné (femme ou enfant, ndlr.) Nous nous donnons la saison pour tirer un bilan des résultats et amorcer ou non un déploiement”, explique Renaud Montin. Une chose est certaine, sur les quelques 400 magasins que comptent Gémo, tous ne pourront pas accueillir de tels espaces. “Il faut que les magasins soient assez grands. Nous estimons qu’environ 20 % pourraient se doter d’un corner de seconde main”, insiste Renaud Montin.

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Les corners, une tendance de fond

Outre les corners de seconde main, Gémo ne se ferme pas la porte pour multiplier les espaces dans ses magasins voire ouvrir des shop in shop chez d’autres enseignes, à l’instar de C&A chez Géant Casino. “Nous testons déjà 6 espaces dans des stations-services Total, explique Renaud Montin. Notre mission chez Gémo reste d’innover pour satisfaire les familles. C’est pour cela que nous multiplions nos réflexions sur les usages.” Et d’ajouter sur la multiplication des corners d’enseignes spécialistes en grande distribution : “Aujourd’hui, il y a un grand mouvement de décloisonnement des univers. C’est plutôt bien, car il faut raisonner pour le client et faciliter les usages.”

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