Deux associations hôtelières de franchisés interpellent le gouvernement
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Dans un courrier que nous nous sommes procuré, deux importantes associations hôtelières de franchisés, Accor et Louvre Hotels Group, alertent le gouvernement sur la situation économique de leurs adhérents propriétaires et investisseurs.

Ces deux associations, Accor et Louvre Hotels Group, qui représentent aujourd’hui 1 900 hôtels en France et emploient 32 000 salariés, souhaitent faire part de leurs inquiétudes suite au nouveau confinement mis en place le 5 avril sur l’ensemble du territoire. Dans un courrier adressé à Bruno Le Maire, Alain Griset et Jean-Baptiste Lemoyne, les organisations mettent en avant les différents dispositifs d’aide à améliorer :

Tout d’abord, sur le Fonds de solidarité. Si les deux associations saluent ce dispositif, elles estiment que les “deux paliers de déclenchement, à savoir – 50 % et -70 % du chiffre d’affaires versus l’année de référence”, “manquent d’équité entre un établissement qui perd -69 % et celui qui perd -70 %.” Et les franchisés Accor et Louvre Hotels Group de poursuivre : “Par ailleurs, au moment de la relance des activités, ces paliers risquent de mettre en difficulté les entreprises qui seront dans des niveaux de pertes toujours très élevés même si ces dernières sont inférieures à 50 %. Il nous semble donc primordial de pouvoir continuer d’obtenir des aides jusqu’à un niveau de pertes se situant aux alentours de -15 %.”

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Sur les charges fixes, les deux associations notent que la mesure d’aide mise en place dès février paraît adaptée. En apportant cette nuance : à savoir que ce dispositif bénéficiant aux établissements hôteliers de montagne crée une “inégalité majeure” entre les différents acteurs. “En effet, des hôtels situés hors de cette zone très spécifique peuvent rencontrer les mêmes difficultés, voire supérieures que celles des hôtels de montagne”, estiment les deux associations.

Quant à l’activité partielle, les franchisés Accor et Louvre Hotels Group souhaitent que ce dispositif soit prolongé dans les mêmes conditions au moins jusqu’en septembre prochain.

Les deux organisations craignent également une accumulation des congés payés. Une problématique rencontrée également dans le secteur de la restauration. La solution serait, selon elles, de “remettre en place, dès à présent, l’accompagnement que vous avez mis en place sur janvier 2021 afin de purger plusieurs jours de congés payés.”

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Sur le prêt d’Etat garanti (PGE), les franchisés Accor et Louvre Hotels Group préviennent le gouvernement : “Nous ne pourrons pas rembourser sur 4 ou 5 années ces prêts, il est vraiment indispensable de réfléchir à de nouvelles conditions de remboursement dans les mois à venir.” Les deux associations souhaitent, par ailleurs, la prolongation de l’exonération des charges sociales sur la totalité de l’année en cours. Parmi les autres sources d’inquiétudes, le report des emprunts et crédits baux immobiliers. “Nous reprenons les remboursements ce mois-ci alors que beaucoup d’entre nous sont obligés de fermer de nouveau leur établissement. Comment payer les échéances sans avoir de chiffre d’affaires ?”, expliquent ces dernières. La problématique des taxes reste aussi une épine dans le pied. Les deux associations souhaiteraient “une remise de 100 %” pour la cotisation foncière des entreprises (CFE) ainsi qu’un dégrèvement (50 %) de la taxe audiovisuelle pour les exercices 2020 et 2021. Une mesure que les hôteliers voudraient également voir appliquer sur la taxe foncière 2020 et 2021. Parmi les autres requêtes : “un dégrèvement de la taxe locale sur les enseignes et publicités extérieures (TLPE) à hauteur de 50 %.”

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