Covid-19 : une consommation française bouleversée
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Face à cette crise sanitaire, les Français ont revu leur manière de consommer. Dans son dernier observatoire, Cetelem dresse les grandes tendances à retenir d’avant le passage au confinement jusqu’au jour d’après.

Dans son tout récent observatoire, Cetelem, en partenariat avec Harris Interactive, tire un premier bilan des premiers jours d’avant confinement jusqu’à la situation actuelle aujourd’hui. Premier constat : “Dans cette période de confinement, les Français indiquent pour la plupart souhaiter réduire la fréquence à laquelle ils font leurs courses, afin de faire des passages moins réguliers dans les magasins (54 %)”, explique l’Observatoire. Néanmoins, il reste encore une poignée d’irréductibles qui ne veulent changer en rien leur habitude (34 %). Notamment parmi les Français de plus de 50 ans (38 %). Pour faire face aux mesures de confinements, les consommateurs vont opter pour des solutions alternatives, parmi lesquelles le drive (48 %, dont 19 % l’utiliseraient pour la première fois en période de confinement). Les Français optent également pour “la livraison à domicile (31 % dont 1 7 % pour la première fois) ou encore la livraison de plats cuisines à domicile (20 % dont 7 % pour la première fois). Au total, 3 3 % des Français pourraient découvrir une alternative aux courses en magasin pour la première fois pendant la période de confinement”, révèle l’observatoire

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Vigilance sur le porte-monnaie

Attentifs à une possible hausse des prix, les consommateurs demeurent vigilants. Pour le moment, une bonne majorité d’entre eux (57 %) ne remarquent encore aucune modification. “Ceux qui en constatent une la perçoivent très largement à̀ la hausse : 40 % estiment que les prix ont augmenté́”, remarque Cetelem. Avant les annonces du gouvernement et son intention de mettre le pays sous cloche, les Français ne semblent pas avoir pris conscience de la situation. Ces derniers “ne déclarent pas massivement avoir anticipé le confinement : 39 % d’entre eux indiquent avoir fait quelques stocks de produits alimentaires, 31 % avoir acheté plus que d’ordinaire des produits d’hygiène”, précise l’étude. Tout en ajoutant : “On note particulièrement que les plus jeunes, alors qu’ils ne se disent pas spécifiquement inquiets du confinement et l’abordent a priori de manière aussi sereine que les autres, déclarent avoir beaucoup plus que la moyenne fourmillé en ces derniers jours pré-confinement : 55 % déclarent avoir fait des stocks alimentaires, 43 % des stocks sur des produits d’hygiène […].”

Davantage de stocks chez les plus jeunes

Dans les faits, à peine 31 % des consommateurs indiquent n’avoir fait aucun achat de produits pré́-confinement. Les produits qui ont été privilégiés étant avant tout les produits non périssables salés (pâtes, riz, conserves, etc., 48 %), les produits frais (47 %), surgelés (34 %), d’hygiène (34 %) ou les produits non périssables sucrés (33 %). “On note que les plus jeunes, reconnaissant avoir fait davantage de stocks, ont privilégié́ à la fois les achats alimentaires et les achats de loisirs, tâchant d’anticiper au mieux les différentes dimensions”, remarque l’observatoire.

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