Covid-19 : les entreprises de proximité lourdement touchées
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L’Union des entreprises de proximité (U2P) tire la sonnette d’alarme. Ses adhérents sont frappés de plein fouet par la crise sanitaire et économique. Près d’un dirigeant sur deux note une perte de revenus de plus de 70 %.

Ayant été entendue par le gouvernement Philippe, l’Union des entreprises de proximité (U2P) publie néanmoins une récente étude mettant à jour l’impact de la crise sur tout un pan de l’économie française. Les entreprises de proximité sont lourdement touchées par la crise du coronavirus. Fermeture d’activité, chômage partiel, fonte de la trésorerie, tous les voyants sont au rouge. “Une majorité de ces entreprises (58 %), qu’elles aient été soumises à fermeture ou simplement victimes d’une baisse d’activité, font le constat d’une perte de chiffre d’affaires de plus de 70 % au cours de la deuxième quinzaine de mars”, précise l’Union avant de poursuivre : “Les entreprises les plus touchées sont sans surprise les hôtels, cafés, restaurants, devant les entreprises du bâtiment (81 % font état d’une baisse de CA supérieure ou égale à 70 %). A l’inverse les commerces alimentaires de proximité, maintenus ouverts afin de répondre aux besoins de première nécessité des Français, affichent à 63 % un CA stable ou en hausse.”

Report de charges fiscales demandé par 51 % des entreprises

Il semblerait, d’après cette étude, que les chefs d’entreprises se sont très tôt organisés, suites aux annonces gouvernementales, pour faire face à la situation. On apprend ainsi que 51 % d’entre eux ont demandé un report des charges fiscales, 50 % un report des charges sociales tandis que 29 % des dirigeants interrogés ont sollicité une indemnité forfaitaire plafonnée à 1 500 euros (fonds de solidarité). L’étude de l’U2P explique également que “25 % [des chefs d’entreprise] ont eu recours au dispositif d’activité partielle pour leurs salariés […], 23 % ont fait appel au report des échéances bancaires, 16 % ont agi pour suspendre leurs loyers professionnels tandis que 13 % pour suspendre leurs factures énergétiques.” Il va sans dire que toutes ces demandes ont dû continuer à largement  progresser depuis la publication de cette enquête.

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