Bercy sanctionne E. Leclerc avec une amende record

Bercy sanctionne E. Leclerc avec une amende record

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L’État a annoncé, vendredi 19 juillet, réclamer une amende de plus de 117 millions d’euros au groupe E. Leclerc. Un montant justifié par les pratiques commerciales du groupe de distribution, considérées comme illégales. Explications.

Mauvaise passe pour E. Leclerc. Le groupe de distribution vient d’être assigné par l’État à une amende record, s’élevant à plus de 117 millions. La raison ? E. Leclerc est accusé d’avoir des pratiques commerciales abusives auprès de ses fournisseurs. Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a en effet mis en évidement que E. Leclerc utilise sa centrale d’achats belge, Eurelec Trading, “pour contourner la loi française et imposer des baisses de tarifs très importantes, sans aucune contrepartie, à certains de ses fournisseurs”, indique Bercy dans un communiqué.

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Pratiques illégales

Interrogée sur RTL ce matin, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a précisé que cette amende record représente trois fois le montant que E. Leclerc doit à ses fournisseurs. “Les PME nous ont dit que, jusqu’à maintenant, les amendes étaient trop indolores et font que le distributeur continuent ces pratiques illégales, a-t-elle précisé. Je le rappelle, il est totalement illégal de demander à un fournisseur de baisser ses prix sans aucune contrepartie.” Ce n’est pas la première fois que le groupe E. Leclerc est assigné par l’État. L’année dernière, Bercy avait déjà demandé 20 millions d’euros pour les mêmes pratiques.

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“Attaques permanentes”

De son côté, E. Leclerc a dénoncé, dans un communiqué, une volonté politique du gouvernement. “Derrière ces attaques permanentes, dont sont témoins les consommateurs depuis deux ans, il s’agit clairement de mettre la pression sur E. Leclerc”, a ainsi déclaré Olivier Huet, président du Galec (Groupement d’achats E. Leclerc). Au micro de RTL, Agnès Pannier-Runacher a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un combat politique mené contre l’enseigne. “E. Leclerc a été assigné par l’État, sept fois en 14 ans. Ce n’est donc pas une marque de notre gouvernement mais un sujet de récidive courante, a-t-elle indiqué. Cette amende concerne E. Leclerc, mais cela ne veut pas dire que nous ne regardons pas d’autres groupes. Il pourrait y avoir des sanctions administratives par rapport aux négociations de 2019.”

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