Avec l’ouverture de 4 nouveaux magasins en 2021, Alltricks continue son expansion  
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Racheté par Decathlon il y a deux ans, Alltricks continue de se développer. En 2021, quatre nouveaux magasins sont venus étoffer le réseau spécialisé dans la vente de vélo, accessoires outdoor et de running. En parallèle, l’enseigne affine son offre.

Doucement mais sûrement. L’enseigne Alltricks, rachetée par Decathlon il y a deux ans, intensifie sa présence sur le territoire français. En 2021, quatre nouveaux magasins sont ainsi venus étoffer le réseau spécialiste de la vente de vélos, accessoires outdoor et de running. À date, l’enseigne compte désormais 6 magasins opérationnels situés Issy-les-Moulineaux (92), Coignières (78), Bron (69), Bouc-Bel-Air (13), Toulouse (31) et Annemasse (74). Si historiquement Alltricks était bien identifié sur la vente en ligne, la stratégie du magasin physique semble être devenue essentielle. “La stratégie n’est plus uniquement centrée sur le e-commerce depuis plusieurs années déjà, confie Jérémy Viollin, chief revenue & growth officer d’Alltricks.

À terme, nous voulons être présent sur l’essentielle des grandes agglomérations. Si nous atteignons une douzaine de boutiques, ce sera déjà un premier palier intéressant.”

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Succursales et périphérie

Pour son développement, Alltricks mise sur des magasins tenus en succursale. Si la franchise a été testée il y a quelques années, ce n’est, à court terme, plus d’actualité. “Les premières expériences n’ont pas été concluantes. Car nous avions du mal à garantir le niveau d’expérience client que nous souhaitions obtenir en magasin et nous n’avions pas une stratégie optimale en matière de stock et d’omnicanalité. Maintenant, sur du plus long terme, ce sera peut-être un modèle intéressant. Pour le moment, en tous cas, l’idée n’a pas été retenue”, analyse Jérémy Viollin. En 2022, l’enseigne compte accueillir deux nouveaux magasins. Côté format de magasin, le modèle optimal selon Alltricks reste des points de vente évoluant sur 350 mètres carrés, permettant ainsi d’exposer une centaine de vélos en cohabitation avec une offre running et outdoor complète.

“Nous avons notre flagship à Coignières qui vient de rouvrir sur une nouvelle surface de 1 000 mètres carrés. Mais c’est l’exception”, confie Jérémy Viollin.

Aussi, les emplacements en périphérie restent privilégiés. Bien souvent accolés à un Decathlon. “Les deux enseignes sont réellement complémentaires. Il y a très peu de références qui seront présentes à la fois dans une boutique Decathlon et Alltricks. Nous sommes une enseigne spécialisée historiquement sur le vélo, à la fois complet mais surtout sur les pièces détachées qui restent une part importante de notre chiffre d’affaires, insiste Jérémy Viollin. Nous avons des références plutôt haut de gamme (à partir de 800 euros le vélo), contrairement à Decathlon dont les gammes sont beaucoup plus accessibles. Notre clientèle reste constituée de sportifs aguerris et connaisseurs, qui vont généralement faire la mécanique de leur propre vélo.”

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Seconde main

Le magasin physique est également l’opportunité pour Alltricks d’innover sur les offres proposées à la clientèle. Si l’univers du vélo constitue la majorité du chiffre d’affaires de l’enseigne, les activités outdoor et running sont de plus en plus plébiscitées. “On se différencie et on élargit notre périmètre sur ces marchés. Sur le vélo, on voit aussi que la clientèle évolue, avec des profils plus urbains et qui se tournent vers l’électrique”, décrypte Jérémy Viollin. Aussi, pour toujours répondre aux attentes de la clientèle, Alltricks propose une offre de vélos d’occasion dans ses 6 boutiques.

“Le magasin physique a cet énorme intérêt de pourvoir travailler sur la circularité des produits”, insiste Jérémy Viollin.

Avec son offre de seconde main, l’enseigne donne ainsi la possibilité aux clients de revendre leurs vélos usagés en magasin, et d’obtenir en échange un virement bancaire ou un bon d’achat. “Ce sont des vélos que nous commercialisons après les avoir remis en état et testé. On est vraiment dans l’économie circulaire. Nous essayons de créer un marché du vélo d’occasion. Et le magasin physique est essentiel dans cette démarche. Car si acheter un vélo à 1 000 euros sur Internet reste compliqué, mais s’il est neuf c’est rassurant et l’achat se fait sans problème, pour un produit d’occasion, le client a besoin de le voir et le toucher.” Cette offre, proposée depuis six mois dans les différentes boutiques de l’enseigne, semble convaincre les clients selon Alltricks. “L’idée de ce corner dédié est d’ailleurs née des remontées des clients qui étaient de plus en plus à nous demander si nous vendions des vélos d’occasion. On n’invente rien du tout, on adapte simplement notre offre. Avec les nouvelles gammes et l’émergence des vélos électriques, c’est d’ailleurs un marché qui va sans cesse évoluer. Alltricks avait besoin de couvrir ces nouveaux besoins”, conclut Jérémy Viollin.

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