“Avant le confinement, nous étions alors sur des trends de + 150 % de volumes d’achat”

“Avant le confinement, nous étions alors sur des trends de + 150 % de volumes d’achat”

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Nous avons demandé à Thierry Desouches, porte-parole de Système U, d’analyser les conséquences du Covid-19 pour le groupement coopératif.

Pouvez-vous nous donner un premier aperçu des tendances de consommations dues à cette crise sanitaire exceptionnelle ?

Dans un premier temps, avant le confinement, nous avons dû faire face à un certain nombre d’achats inconsidérés de la part de nos concitoyens. Nous étions alors sur des trends de + 150 % de volumes d’achat sur certaines familles de produits. Mais les Français se sont rendu compte qu’il n’y aurait pas de pénurie mais seulement des ruptures ponctuelles. Actuellement, nous faisons toujours face à des volumes d’achat soutenus supérieurs à ceux que l’on devrait avoir dans une période normale du fait que les gens déjeunent désormais chez eux. Nous tournons autour de + 20 % à + 30 %.

Le panier moyen a forcément dû augmenter de manière considérable ?

Il est encore un peu tôt pour répondre à cette question. Ce que je peux néanmoins vous dire c’est que le panier, issu du ‘Drive’, est passé de 90 euros à 110 euros aujourd’hui. Les familles consomment beaucoup plus et ne se rendent plus deux fois par semaine en magasin. Le nombre de commandes ‘Drive’ a ainsi augmenté de l’ordre de + 30 % à + 40 %. Par conséquent les délais de préparation des commandes se sont allongés d’autant que ces dernières se font, bien entendu, en dehors des horaires d’ouvertures des magasins. Magasins qui ont vu également leur amplitude horaire modifiée par la crise.

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Avez-vous lancé des recrutements pour faire face à cette situation exceptionnelle ?

Nos entrepôts ne sont pas touchés par la réduction du personnel. Ce qui n’est pas le cas dans nos magasins qui ont dû faire face à une baisse moyenne de l’ordre du 10 % du personnel. Cela essentiellement pour des raisons familiales, gardes d’enfants, etc. Chacun de nos associés a alors eu recours au personnel intérimaire très demandé dans ce secteur actuellement ainsi qu’aux étudiants.

Comment se passe cette gestion de crise avec les différents associés ?

Le groupement Super U, c’est aujourd’hui 1 600 magasins pour 1 200 associés avec, à la tête du conseil d’administration, Dominique Schelcher. Depuis une semaine, nous avons mis en place un système de numéro unique destiné à répondre aux demandes de nos membres. Demandes pouvant tourner autour des problématiques juridiques, RH ou qualité. Plus globalement, il ne faut pas oublier que nous sommes des chefs d’entreprises indépendants, propriétaires de leurs murs et du fonds de commerce. Chaque action se décide au cas par cas au niveau local. Il n’y pas qu’un seul message national. Il en va de même pour la prime défiscalisée de 1 000 euros aux salariés qui se rendent sur leur lieu de travail. Même si nous l’appelons de nos vœux, Dominique Schelcher a largement communiqué sur ce sujet, c’est aux chefs d’entreprises locaux de décider la mise en place de cette fameuse prime.

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