Taux d’intérêt, prix, data : ce qu’il faut savoir du marché de l’immobilier
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Le réseau d’agences Era Immobilier a analysé le marché de l’immobilier européen en 2018 et en a déduit des prévisions pour l’année à venir. Viennent s’ajouter à cette étude des ressources supplémentaires pour accompagner les vendeurs, les acquéreurs et les négociateurs : Immodata.

 

Les taux d’intérêt des crédits, jusqu’alors stables, ont considérablement baissé en France mais également en Europe et notamment en Bulgarie. Cependant, en Turquie les taux de crédit sur dix ans sont passés de 14,40 % à 19,80 % en un an. Cette notion de ralentissement est donc à nuancer, elle varie d’un pays à un autre. Ce contexte de baisse n’est pas toujours favorable pour les acquéreurs à l’image de la République Tchèque. Le pays a décidé de réagir face à cela en durcissant les conditions d’obtention d’un prêt obligeant l’acheteur à disposer d’un apport d’au moins 20 % du prix d’achat.

S’ajoute à cette situation inédite une explosion des prix dans les capitales européennes. Ces dernières ont connu sur l’ensemble une augmentation de 10 % sur une période de dix ans mais de fortes disparités persistent au sein des villes étudiées. Les prévisions, à la hausse pour 2019, sont similaires entre les capitales et les pays. Exception faite de la République Tchèque où ils devraient baisser et à Prague se stabiliser. Ce constat est aussi à reconsidérer en France où les prix devraient se stabiliser contrairement à ceux de la ville de Paris. En effet, le prix au mètre carré continue son ascension sur la capitale française avoisinant les 10 000 euros tandis qu’il est aux alentours de 2 600 euros au niveau national.

Rétablir un climat de confiance

Le gouvernement français a lancé un outil supplémentaire pour évaluer un bien immobilier, outil qui existait déjà depuis le début du XXème siècle aux États-Unis. Ainsi les données portant sur les transactions immobilières sont à présent accessibles.

Cela offre un certain nombre de possibilités aux particuliers comme aux professionnels. Grâce à l’accès à la data, les vendeurs ou les acquéreurs sont “plus près de la réalité que des émotions” précise François Gagnon, président ERA France et Europe. Cela conforte également les acheteurs dans leur prise de décision et apporte ainsi davantage de fluidité. Cela dit, ce n’est pas parce que le public y a accès qu’il devient de ce fait un professionnel de l’immobilier. “De la même manière qu’un médecin qui doit interpréter une analyse de sang pour lui donner un sens, le particulier ne peut pas se passer de l’agent immobilier pour déchiffrer les informations. Avec l’évolution d’Internet et l’ouverture de l’accès aux data, la profession s’est complexifiée”, affirme François Gagnon.

 

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